La mousse polyuréthane

En raison de ses nombreuses qualités, on retrouve la mousse polyuréthane un peu partout. Mais, même si sa durée de vie est assez exceptionnelle, il arrive toujours qu’elle finisse en déchet. Et là, se pose le problème de son traitement. Faisons le point sur l’état actuel du marché de la mousse PU et de son recyclage.

Une mousse omniprésente

Pouvant être produite avec différentes densités, souple et à mémoire de forme, possédant de très bonnes qualités d’isolation thermique et phonique, résistante à l’humidité et imputrescible, facile à usiner… Les propriétés de la mousse polyuréthane sont telles qu’on la retrouve dans de nombreux objets du quotidien :

  • Dans les chaussures sous forme de semelles
  • Dans les matelas
  • Dans les emballages de protection sous forme de blocs moulés
  • Dans l’isolation des maisons et l’électroménager (isolation des frigidaires et congélateurs)
  • Dans l’ameublement et les voitures pour les assises

Seulement, cette omniprésence dans les objets du quotidien induit un problème de traitement lorsque ces objets arrivent en fin de vie. Or, la mousse PU est issue de la pétrochimie et donc d’une ressource fossile qui devient de plus en plus précieuse.

Le traitement des mousses PU en fin de vie

Dans l’état actuel des choses, ce sont principalement les plaques de mousse qui sont recyclables, c’est-à-dire les plaques d’isolants et les matelas. Elles sont traitées soit mécaniquement par broyage et pressage, soit chimiquement à l’aide de produits tels que les isocyatanes qui posent un problème de toxicité de ces produits.

Pour le reste, les déchets de polyuréthane sont valorisés énergétiquement dans les incinérateurs municipaux ou finissent ensevelis en décharge.

Il y a donc encore des progrès à faire et différents procédés sont à l’étude pour revaloriser au mieux les déchets de mousse polyuréthane.

Un procédé issu de la biotechnologie

La solution la plus écologique semble être celle qu’à découvert l’équipe Bioteam de l’Institut de Chimie et de Procédés pour l’Énergie, l’Environnement et la Santé.

Ils ont mis au point un procédé qui, au lieu d’utiliser les isocyatanes pour le recyclage des mousses PU en fin de vie, se base sur l’utilisation contrôlée d’enzymes.

Il s’agit donc là d’un recyclage biologique alliant biotechnologie et chimie. Grâce à l’utilisation d’enzymes estérases, les mousses sont dégradées sans porter atteinte aux fonctions uréthanes, ce qui permet d’obtenir des briques de nouveau polyuréthane aux propriétés conservées (isolantes, résistantes à l’humidité, souples…).

Previous post Un petit guide pour choisir le bon e-liquide
facturation Next post La facturation d’un libéral

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *